Genève, le 2 juin 2017 -  Le 10 Octobre 2016, la Tribune de Genève (TDG), sous la plume du journaliste Alain Jourdan, publiait un article dont le titre faisait référence au Directeur exécutif du Centre de Genève pour la promotion des droits de l’homme et le dialogue global, et affirmait que cette fonction représentait « Un mandat en trop pour l’ex-diplomate algérien ». Le sous-titre dudit article précisait: « Conseil des Droits de l’Homme : Idriss Jazairy cumule les fonctions de Rapporteur spécial et de Directeur exécutif d’une ONG. Une situation inédite ». L'attaque diffamatoire lancée par le TDG a été qualifiée d’islamophobie par la presse internationale. Le 21 octobre 2016, le journal algérien Liberté (http://www.liberte-algerie.com/enquete/idriss-jazairy-victime-dislamophobie-256978) a publié un article intitulé «Idriss Jazairy, victime de l'islamophobie» qui a été également publié dans le journal d’enquête français Mediapart (https://blogs.mediapart.fr/salim-koudil/blog/211016/chronique-dune-desinformation-idriss-jazairy-victime-dislamophobie) le même jour.

En réalité, il n’existe pas d’incompatibilité statutaire entre le travail volontaire associé à  l’exercice du mandat de Rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme, et l’emploi rémunéré en tant que Directeur d’une ONG. Compte tenu du fait qu’il existe plus d’une dizaine d’autres directeurs d’ONG dans des situations similaires, et que plus d’un quart des détenteurs des mandats du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme exercent des fonctions dans des ONG, le Directeur exécutif du Centre de Genève - ayant tenté, sans succès, de convaincre  la Tribune de Genève de la nature mensongère du titre de l’article – s’est vu contraint à porter plainte devant le Conseil suisse de la presse, qui est le conseil d’éthique de la presse suisse.

Le Conseil suisse de la presse a examiné la plainte déposée par le Directeur exécutif du Centre de Genève et a conclu le 26 mai 2017 que le journaliste avait effectivement violé le Chiffre 1 de la « Déclaration des devoirs et des droits du ou de la journaliste », concernant son obligation de « recherche de la vérité ». Tandis que les conclusions du Conseil ne demandent pas la publication d’un rectificatif par la Tribune de Genève, l’avis du Conseil sera néanmoins notifié à tous les media suisses et sera également posté sur le site du Conseil suisse de la presse. Cette décision a donc été rendue publique et est diffusée à travers tous les canaux médiatiques disponibles, y compris Google.

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